Tout a commencé en 1959 quand le maire de Magny-Cours, Jean Bernigaud, prit l'initiative de construire une piste de karting à côté de sa ferme.
Tout près de là se situe la ville de Nevers, à environ 220 km au sud de Paris.
Deux ans plus tard, le circuit a été allongé pour atteindre 2 km de long. Sa réputation ne fait alors que grandir.
C'est l'école de pilotage "Winfield" qui lui apporta ses lettres de noblesse. C'était en fait l'école gardienne pour les stars de la Formule 1 française des années '70 et '80.
L'école a été créée par Bernigaud en 1963, avec l'aide de Jean Lucas et de Gérard Crombac. Ensuite son nom s'est transformé en Winfield et la liste des élèves qui eurent du succès n'a fait que s'allonger.
Jean-Pierre Jaussaud (vainqueur des 24h du Mans en 1978 et 1980), Francois Cevert, Patrick Depailler, Jean-Pierre Jarier, Jacques Lafitte, ne sont que quelques noms qui y ont appris les ficelles du métier. En 1971, la piste est allongée jusqu'à un bon 3.850 m. Bernigaud meurt la même année. Le circuit est alors repris par le Motorclub local, le "ASA Niverais". La veuve de Bernigaud continue à jouer un rôle important dans le développement futur de Magny-Cours.
Pour aider à financer le circuit, des équipes sont approchées pour qu'elles y installent leur résidence. Les équipes Martini et Oreca sont les premières à en profiter.
Les premières courses internationales sont organisées sur le circuit à partir de la deuxième moitié des années '70.
A partir de 1978, une course comptant pour le championnat d'Europe de Formule 3 y est organisée une fois par an. En 1984, une fin sera toutefois mise à cette série. Le circuit est à ce moment en très mauvais état. Aucune course internationale n'y sera plus organisée durant les trois années qui suivèrent.
En 1988, tout est repris en mains avec comme objectif d'y faire rouler les Formule 1 et de stimuler l'économie dans le Département. Le circuit devient la propriété du Conseil Régional de La Nièvre.
Le pilote EYBIS Matthieu Lagrive gagne le Bol 2008 et sa 4ième titre de Champion du Monde d'Endurance
Le projet reçoit enfin le soutien du Président Français de l'époque Mitterand, qui avait en son temps été à la tête du Conseil de La Nièvre.
Le maire de Nevers, Pierre Beregovoy, soutint également ces plans.
L'exécution des plans coûta finalement une fortune. Une nouvelle piste, un grand parc industriel, un golf de 18 trous, un musée pour motos et autos, etc.
Une nouvelle autoroute est également aménagée pour relier le circuit au réseau existant d'autoroutes.
Le parc industriel "Technopole" fût aménagé pour attirer les équipes de pointe.
Pour ce faire, l'attribution de primes était même prévu. Une des premières équipes à répondre à leurs avances est l'équipe de Formule 1 de Guy Ligier.
La nouvelle piste suit toujours le lay-out original que Bernigaud avait imaginé en 1971, mais chaque tournant a été adapté.
Pour la réalisation, on a fait appel à l'expérience des coureurs de Formule 1 français Jacques Lafitte et René Arnoux .
Une grande partie des tournants est une copie de tournants existant sur d'autres circuits et ils en reçurent donc le nom. En plus des 48 pitbox, des paddocks de 40.000 m², d'un système de surveillance vidéo avec enregistrement digital continu de l'entièreté du circuit qui est conservé pendant 4 jours, de la possibilté d'éclairer toute la piste ainsi que de 2 endroits pour l'atterrissage d'hélicoptères, les paddocks, où on peut passer la nuit, sont également pourvus de sanitaires en suffisance avec fourniture d'électricité et d'eau potable.